Statistiques de la nationalité française par mariage : chiffres officiels, taux de refus et délais
Par Thomas Lemaire et Mélannie Brunnet, relu par Victore Delsimplet Mis à jour le 14 min de lecture
Sommaire
Combien de personnes deviennent françaises par mariage chaque année ? Quelle part des déclarations est refusée ? Les délais s’allongent-ils ? Les statistiques sur la naturalisation par mariage circulent beaucoup, souvent sans source, parfois mélangées avec celles de la naturalisation par décret. Cette page rassemble uniquement des chiffres officiels, datés et sourcés, publiés par l’INSEE, le ministère de l’Intérieur et le rapport annuel au Parlement, et dit clairement ce qui n’est pas publié. Elle sert de référence chiffrée aux autres pages du guide complet de la nationalité française par mariage.
Une précision de vocabulaire qui compte pour lire les tableaux : « naturalisation par mariage » est l’expression de recherche, mais le terme juridique est « déclaration de nationalité par mariage », et les statistiques officielles parlent d’« acquisition par déclaration à raison du mariage », en application de l’article 21-2 du Code civil. Ce n’est pas une naturalisation, qui désigne l’acquisition par décret. Les séries que vous lirez ici distinguent toujours les deux.
En 2026, trois nouveautés pèsent sur les chiffres à venir, sans encore apparaître dans les séries publiées : le niveau de français B2 exigé pour toute déclaration souscrite depuis le 1er janvier 2026, le timbre fiscal porté à 255 euros le 1er mai 2026, et, pour la seule naturalisation par décret, l’examen civique. Le projet annuel de performances 2026 anticipe une hausse des décisions défavorables pour le décret ; aucune projection n’existe pour le mariage.
Réponse directe : en 2025, 17 579 personnes ont acquis la nationalité française par déclaration à raison du mariage, soit 17,9 % des 98 139 acquisitions de l’année et une hausse de 10,5 % par rapport à 2024, selon le ministère de l’Intérieur. Aucun taux de refus officiel n’est publié pour cette voie ; le rapport au Parlement recense 1 040 refus d’enregistrement et 63 décrets d’opposition en 2024 pour l’ensemble des déclarations relevant de l’Intérieur, soit environ 5,5 % des enregistrements selon un calcul de la rédaction à prendre comme une estimation.
1. Les chiffres clés de la dernière année publiée
Un chiffre clé est une donnée officielle, datée, qui résume la situation d’une année. Pour 2025, dernière année publiée au 9 octobre 2026, quatre chiffres suffisent à cadrer le sujet.
17 579 : c’est le nombre d’acquisitions de la nationalité française par déclaration à raison du mariage en 2025, enfants compris, d’après la publication du ministère de l’Intérieur « L’accès à la nationalité française pour l’année 2025 » (juin 2026), confirmée par l’INSEE. Parmi eux, 497 enfants mineurs sont devenus français par effet collectif de la déclaration d’un parent.
98 139 : c’est le total des acquisitions de la nationalité française en 2025, toutes voies confondues, « soit une baisse de 5,3 % par rapport à 2024 » selon le ministère. La déclaration par mariage en représente 17,9 %.
+ 10,5 % : c’est l’évolution des acquisitions par mariage entre 2024 (15 910) et 2025 (17 579), alors que les acquisitions par décret reculaient de 13,5 % sur la même période.
1 040 et 63 : ce sont, pour 2024, dernière année couverte par le rapport au Parlement « Les étrangers en France 2024 », le nombre de refus d’enregistrement notifiés « en matière déclarative » et le nombre de décrets d’opposition signés, pour l’ensemble des déclarations relevant du ministère de l’Intérieur.
Source officielle : les acquisitions 2025 sont publiées par le ministère de l’Intérieur dans L’accès à la nationalité française pour l’année 2025 et par l’INSEE dans le tableau Acquisitions de la nationalité française, paru le 9 juillet 2026.
2. Sources et méthode
Une source officielle, pour cette page, est une publication d’un ministère, de l’INSEE ou du Parlement, consultée directement et citée avec sa date. Nous n’utilisons ni estimation de presse ni chiffre de site privé, et notre démarche est décrite dans notre méthode et nos sources. Quatre publications alimentent les tableaux.
Le tableau de l’INSEE « Acquisitions de la nationalité française » (données annuelles 2008 à 2025, paru le 9 juillet 2026) repose sur les données des ministères de l’Intérieur et de la Justice. Il donne la série la plus longue et la plus homogène, par voie d’acquisition : naturalisations par décret, déclarations à raison du mariage, déclarations anticipées des mineurs nés en France, autres déclarations.
Les « Essentiels de l’immigration » du ministère de l’Intérieur, dont le numéro 147 de juin 2026 consacré à l’année 2025, commentent les chiffres de l’année avec des évolutions en pourcentage et des éléments de profil (sexe, âge, nationalités). Le périmètre « procédures relevant de l’Intérieur » (62 235 personnes en 2025) exclut les acquisitions de plein droit et certaines déclarations enregistrées par la Justice.
Le rapport au Parlement « Les étrangers en France », prévu par l’article L123-1 du CESEDA, est publié chaque année par la Direction de l’information légale et administrative ; le vingt-deuxième rapport, paru en 2025, couvre 2024. C’est le seul document qui publie le nombre de refus d’enregistrement, d’oppositions et de signalements de fraude.
Le projet annuel de performances du programme 104, annexé au projet de loi de finances pour 2026, publie les indicateurs de délai de la naturalisation par décret et décrit l’organisation du réseau : « 41 plateformes dont 10 outre-mer ».
Trois limites doivent être gardées à l’esprit. Les chiffres comptent des personnes, enfants compris, et non des dossiers. Les refus d’une année peuvent porter sur des dossiers déposés l’année précédente. Enfin, aucun taux de refus ni délai moyen n’est publié pour la seule déclaration par mariage : chaque pourcentage de cette page qui n’est pas cité d’une source est signalé comme un calcul de la rédaction.
3. Évolution des acquisitions par mariage de 2008 à 2025
L’évolution annuelle est la série, année par année, des personnes ayant acquis la nationalité par déclaration à raison du mariage. L’INSEE la publie depuis 2008. Sur les années 2008 à 2018, les acquisitions par mariage se sont établies à 16 213 (2008), 16 355 (2009), 21 923 (2010), 21 664 (2011), 22 382 (2012), 17 513 (2013), 19 725 (2014), 25 044 (2015), 20 702 (2016), 17 476 (2017) et 21 000 (2018). Le tableau qui suit détaille les années 2019 à 2025 par voie d’acquisition.
| Année | Déclarations par mariage | Naturalisations par décret | Autres acquisitions (calcul) | Total des acquisitions | Part du mariage (calcul) | Source |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2019 | 25 262 | 48 358 | 36 201 | 109 821 | 23,0 % | INSEE |
| 2020 | 18 223 | 41 035 | 25 606 | 84 864 | 21,5 % | INSEE, rapport au Parlement |
| 2021 | 17 280 | 74 048 | 37 232 | 128 560 | 13,4 % | INSEE, ministère de l’Intérieur |
| 2022 | 16 465 | 59 904 | 38 114 | 114 483 | 14,4 % | INSEE, ministère de l’Intérieur |
| 2023 | 19 455 | 39 721 | 38 112 | 97 288 | 20,0 % | INSEE, ministère de l’Intérieur |
| 2024 | 15 910 | 48 494 | 39 257 | 103 661 | 15,3 % | INSEE, ministère de l’Intérieur, rapport au Parlement |
| 2025 | 17 579 | 42 063 | 38 497 | 98 139 | 17,9 % | INSEE, ministère de l’Intérieur |
Les colonnes « Autres acquisitions » et « Part du mariage » sont des calculs de la rédaction à partir des totaux de l’INSEE : les autres acquisitions regroupent les déclarations anticipées des mineurs nés en France, les déclarations des ascendants et des frères et sœurs de Français, les réintégrations par déclaration et les autres modes d’acquisition. Pour 2025, l’INSEE compte 42 063 naturalisations et le ministère de l’Intérieur 42 246 acquisitions par décret : l’écart tient aux périmètres de chaque publication, et nous conservons chaque chiffre avec sa source.
Trois lectures ressortent sans interprétation. D’abord, 2019 est le point haut de la période, avec 25 262 acquisitions par mariage. Ensuite, la série a connu deux creux, en 2022 (16 465) et en 2024 (15 910, en baisse de 18,2 % selon le rapport au Parlement), avant de remonter à 17 579 en 2025. Enfin, la part du mariage dans l’ensemble des acquisitions varie surtout avec le volume des décrets : elle tombe à 13,4 % en 2021, année record des naturalisations (74 048), et remonte dès que celles-ci reculent. Les sources officielles ne commentent pas les causes de ces mouvements ; les règles entrées en vigueur en 2026 n’apparaîtront que dans les séries 2026 et 2027, décrites dans les changements de 2026.
4. Mariage, décret, autres déclarations : la répartition
La répartition par voie d’acquisition indique, pour une année, combien de personnes sont devenues françaises par chaque procédure. Pour 2025, le ministère de l’Intérieur détaille les 62 235 personnes relevant de ses procédures : 42 246 acquisitions par décret, dont 9 196 enfants ; 17 579 déclarations à raison du mariage, dont 497 enfants ; 2 410 déclarations d’ascendants et de frères et sœurs de Français, en hausse de 20,1 %. L’INSEE ajoute 32 923 déclarations anticipées de mineurs nés en France de parents étrangers, qui relèvent du ministère de la Justice.
Autrement dit, sur 98 139 nouveaux Français en 2025, un peu moins de la moitié sont passés par un décret, un tiers par une déclaration anticipée de mineur, et un peu moins d’un sur cinq par le mariage. La déclaration par mariage est donc la deuxième voie d’acquisition pour les adultes, loin derrière le décret, mais elle est la seule, avec les autres déclarations, à constituer un droit sous conditions plutôt qu’une décision discrétionnaire. Cette différence de nature, qui explique aussi la différence de délais et de recours, est développée dans déclaration par mariage ou naturalisation par décret.
Les effets collectifs sur les enfants mineurs sont stables d’une année sur l’autre pour le mariage : 499 en 2020, 500 en 2021, 504 en 2022, 534 en 2023, 479 en 2024 et 497 en 2025, selon le rapport au Parlement et le ministère.
5. Taux de refus et d’opposition : ce que l’on sait
Le taux de refus est la part des demandes qui reçoivent une décision négative. Pour la déclaration par mariage, aucune publication officielle ne le calcule. Ce que les sources donnent, c’est un nombre de décisions négatives, pour un périmètre plus large que le seul mariage, et une base d’enregistrements de la même année.
Le rapport au Parlement « Les étrangers en France 2024 » indique qu’« en matière déclarative, 1 040 décisions de refus d’enregistrement ont été notifiées » en 2024, que « 63 décrets d’opposition ont été signés, contre 32 en 2023 », et que la sous-direction de l’accès à la nationalité a saisi le ministère de la Justice de 54 situations de fraude dans les procédures déclaratives, contre 45 en 2023. Ces trois chiffres couvrent les déclarations relevant de l’Intérieur : mariage, ascendants et fratries.
La même année, ces déclarations ont donné lieu à 17 916 enregistrements (15 910 par mariage et 2 006 au titre des ascendants et fratries). Rapporter 1 040 refus à 17 916 enregistrements donne environ 5,5 % ; rapporter 63 oppositions au même total donne environ 0,35 %. Ces deux pourcentages sont des calculs de la rédaction et doivent être lus comme des ordres de grandeur : les refus notifiés en 2024 concernent pour partie des dossiers déposés en 2023, le dénominateur mélange trois types de déclarations, et le ministère ne publie pas le nombre de dossiers déposés. Le bon réflexe est de retenir « environ 19 déclarations sur 20 enregistrées », sans en faire une probabilité individuelle : les motifs de refus sont des conditions légales précises, détaillées dans les motifs de refus et les recours.
Pour la naturalisation par décret, le rapport au Parlement compte plus de 131 000 demandes déposées en 2024 pour 105 000 dossiers traités, 118 décrets rapportant un décret de naturalisation et 41 décrets de déchéance. Le projet annuel de performances 2026 annonce que le B2 et l’examen civique « vont tendre à l’augmentation du taux de décisions défavorables » à compter de 2026, sans publier de pourcentage. Aucun de ces chiffres ne s’applique à la déclaration par mariage, qui n’est pas soumise à l’examen civique ni aux conditions de ressources.
Attention : les pourcentages de refus que l’on trouve en ligne pour la « naturalisation » concernent presque toujours le décret, dont la logique (appréciation discrétionnaire, ajournement, rejet en opportunité) n’a rien à voir avec celle de la déclaration. Ne transposez jamais un taux de l’une à l’autre.
6. Délais constatés
Un délai constaté est une durée moyenne mesurée par l’administration entre deux étapes de la procédure. Pour la déclaration par mariage, aucun délai moyen n’est publié : le seul repère est le délai légal d’un an à compter du récépissé pour refuser l’enregistrement, porté à deux ans si une opposition est engagée, expliqué dans le délai pour obtenir la nationalité française par mariage.
Pour la naturalisation par décret, l’indicateur 2.1 du programme 104 mesure le délai moyen d’instruction. Les décisions positives ont demandé 300 jours en 2023 et 760 jours en 2024 ; cette hausse apparente vient d’un changement de méthode, le délai étant désormais compté depuis le dépôt et non depuis le récépissé de dossier complet (339 jours avec l’ancien calcul). Les décisions négatives sont passées de 130 à 467 jours (170 avec l’ancien calcul). Les cibles sont de 700 et 400 jours pour 2025, 600 et 350 pour 2026, 550 et 300 pour 2027, 500 et 300 pour 2028. Ces chiffres sont un point de comparaison, pas une règle pour les conjoints de Français.
Ce qui se mesure en revanche pour le mariage, ce sont les délais d’accès au dépôt, qui varient selon les plateformes : en Seine-Saint-Denis, les rendez-vous sont « ouverts 15 jours à l’avance, tous les lundis matins » (page du 2 octobre 2026) ; dans le Rhône, un dossier incomplet donne « un délai de 2 mois pour répondre » avant classement sans suite. Ces pratiques, et les différences entre préfectures, expliquent une part des écarts rapportés par les lecteurs.
7. Profil des déclarants : nationalités d’origine, âge, sexe
Le profil des nouveaux Français est décrit par le ministère de l’Intérieur pour l’ensemble des acquisitions par décret et par déclaration, rarement pour le seul mariage. Pour 2025, « plus d’un nouveau Français sur deux (52 %) est une femme » et 48 % ont moins de 25 ans, toutes voies confondues. Une donnée concerne directement le mariage : « les femmes acquièrent plus souvent la nationalité par le mariage (23 %, soit 10 points de plus que les hommes) », c’est-à-dire que 23 % des femmes devenues françaises par une procédure de l’Intérieur l’ont été par mariage, contre 13 % des hommes.
Sur l’origine, 59 % des acquisitions par décret et déclaration concernent des ressortissants de pays africains. Le ministère ne publie pas de classement des déclarants par mariage selon la nationalité, mais il indique, pour dix nationalités, la part de la voie déclarative (mariage, ascendance, fratrie) dans l’ensemble des acquisitions de cette nationalité.
| Nationalité d’origine (2025) | Part des acquisitions par déclaration (mariage, ascendant, fratrie) |
|---|---|
| Russes | 35,1 % |
| Algériens | 27,0 % |
| Tunisiens | 22,4 % |
| Marocains | 21,5 % |
| Sénégalais | 17,2 % |
| Ivoiriens | 16,9 % |
| Camerounais | 15,9 % |
| Congolais | 10,7 % |
| Turcs | 10,0 % |
| Maliens | 5,8 % |
| Toutes nationalités | 20,8 % |
Ce tableau se lit ainsi : parmi les ressortissants russes devenus français en 2025 par une procédure de l’Intérieur, 35,1 % l’ont été par déclaration, le reste par décret. Il ne dit pas combien de Russes ont déclaré à raison du mariage, ni quelle nationalité est la plus fréquente parmi les conjoints de Français : cette donnée n’est pas publiée.
Source officielle : les éléments de profil et le tableau des nationalités proviennent de la publication du ministère de l’Intérieur « L’accès à la nationalité française pour l’année 2025 » (Essentiels de l’immigration n° 147, juin 2026) ; les refus et oppositions du rapport au Parlement « Les étrangers en France 2024 ».
8. « La nationalité la plus difficile à obtenir » : une comparaison prudente
Une comparaison internationale de la difficulté d’obtention des nationalités supposerait des critères communs et des données comparables. Ni l’un ni l’autre n’existent dans les sources officielles. Aucune administration française, aucun organisme public ni institution européenne consultés ne publie de classement de la « nationalité la plus difficile à obtenir ». Les critères diffèrent d’un pays à l’autre : durée de résidence exigée, niveau de langue, examen de connaissances, coût, acceptation ou non de la double nationalité, existence d’un droit à l’acquisition par mariage. Un pays peut être exigeant sur la langue et souple sur la durée, ou l’inverse.
Les classements qui circulent en ligne mesurent en général la « qualité » d’une nationalité (liberté de voyager, niveau de développement, possibilité de s’installer ailleurs), pas la difficulté de l’obtenir ; le blog Natification a commenté l’un d’eux dans la position de la France parmi les nationalités. Nous ne reprenons aucun classement de blog ni de média comme donnée.
Ce que l’on peut dire avec des chiffres officiels est plus modeste mais solide. La France a enregistré 98 139 acquisitions de nationalité en 2025. La déclaration à raison du mariage y est un droit sous conditions : si les conditions de l’article 21-2 sont remplies, l’administration doit enregistrer, sauf opposition du Gouvernement dans les deux ans. C’est une différence de nature avec la naturalisation par décret, qui « repose sur une appréciation discrétionnaire de l’État » selon le ministère de l’Intérieur. Pour un conjoint de Français, la question utile n’est donc pas « la France est-elle difficile ? » mais « est-ce que je remplis les conditions, et puis-je les prouver ? ».
9. Ce que ces chiffres changent pour votre dossier
Lus ensemble, ces chiffres délivrent un message simple. Environ 17 000 à 18 000 personnes par an deviennent françaises par mariage, et les décisions négatives se comptent en centaines, pas en milliers : 1 040 refus d’enregistrement et 63 oppositions en 2024 pour l’ensemble des déclarations. Les refus ne tombent pas au hasard ; ils sanctionnent une condition légale non remplie ou non prouvée à la date de souscription, le plus souvent la communauté de vie, la nationalité du conjoint, le justificatif de langue ou des actes d’état civil non conformes. Les oppositions, elles, reposent sur des faits précis relevés à l’enquête, à l’entretien ou à la cérémonie, comme l’a rappelé le Conseil d’État le 29 mai 2026 en annulant un décret d’opposition que les pièces du dossier ne justifiaient pas.
La conséquence pratique est claire : la part de votre réussite qui dépend de vous est grande. Un dossier complet, des preuves de vie commune sur toute la durée du mariage et un entretien préparé à deux couvrent l’essentiel des motifs de refus recensés. Pour cette dernière étape, le Guide de l’entretien de naturalisation par mariage réunit les questions posées au couple, les réponses attendues et une méthode pour rester cohérents. Les chiffres de 2026, qui intégreront pour la première fois le niveau B2 et le timbre à 255 euros, seront ajoutés à cette page dès leur publication, en principe au printemps 2027 pour les Essentiels de l’immigration et à l’été 2027 pour l’INSEE.
Conclusion
Les statistiques de la naturalisation par mariage tiennent en quelques chiffres officiels : 17 579 acquisitions en 2025 (17,9 % du total, + 10,5 %), entre 15 910 et 25 262 par an depuis 2019, et, pour 2024, 1 040 refus d’enregistrement et 63 oppositions pour l’ensemble des déclarations, soit un ordre de grandeur de 5,5 % de refus calculé par la rédaction. Aucun taux de refus ni délai moyen officiel n’existe pour cette voie, et aucun classement institutionnel ne désigne une nationalité « la plus difficile ». Ce que les séries montrent surtout, c’est la stabilité d’un droit sous conditions : quand le dossier prouve ce que la loi exige, la déclaration est enregistrée.
Questions fréquentes
Combien de personnes obtiennent la nationalité par mariage chaque année ?
Quel est le taux de refus de la nationalité par mariage ?
Les acquisitions de nationalité par mariage baissent-elles ?
Quelles nationalités sont les plus représentées ?
Quelle est la nationalité la plus difficile à obtenir ?
Où trouver les statistiques officielles ?
Les délais sont-ils publiés ?
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Sources officielles
- INSEE, Acquisitions de la nationalité française, données 2008 à 2025 (paru le 9 juillet 2026)
- Ministère de l'Intérieur, L'accès à la nationalité française pour l'année 2025, Essentiels de l'immigration n° 147 (juin 2026)
- Les étrangers en France 2024, rapport au Parlement, DILA 2025 (vie-publique.fr)
- Projet annuel de performances 2026, programme 104 Intégration et accès à la nationalité française (Assemblée nationale)
- INSEE, définition de l'acquisition de la nationalité française
- Code civil, articles 21-1 à 21-6, dont l'article 21-2 : déclaration de nationalité à raison du mariage (Légifrance)
Informations générales fondées sur les textes officiels en vigueur à la date de mise à jour. Elles ne remplacent pas l'examen de votre situation par l'administration compétente. Naturalisation Mariage est un site indépendant édité par Natification.